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lundi 22 novembre 2021

Té bél

 


Par Laurène Jacquerez ♦ « Té bél ! » Voilà la phrase qui a marqué les deux mois de séjour à Marseille de Laurène Jacquerez. Découvrez son « journal » édifiant dans lequel on (re)découvre à quel point le harcèlement de rue – très majoritairement le fait d’extra-européens – est un calvaire pour les femmes. Définitivement, Marseille semble rimer avec « m’harcèle ».
Polémia

 

Marseille 2021

À Marseille on est Marseillais, c’est bien connu.
J’allais donc être Marseillaise pendant deux mois avec mon ami.
Location à deux pas du Vieux Port.


Jour 1 –
Beau temps, soleil, légère brise.

Je sors dans la rue en robe (détail important) et je reçois mon premier cadeau au bout de 35 mètres : « Té bél. »
Puis 45 mètres et un nouveau « té bél ».
Je suis heureuse.

Jour 2 – Beau temps, soleil, pas de vent.

Je sors dans la rue en jupe et talons, et je reçois mon cadeau au bout de 120 mètres : « Té bél. »
Puis au retour de ma promenade : « Té jôli. »
Je suis moins heureuse.

Jour 3 – Beau temps, soleil, brise moyenne.

Je sors sur le balcon pour m’aérer et je reçois un cadeau inattendu au bout de 72 secondes : « Té bél. »
Je rentre.
Je suis ronchon.

Jour 4 – Beau temps, soleil, pas un souffle.

Je sors faire les courses au Monoprix d’en face et je reçois mon cadeau quotidien au bout de 55 mètres : « Té bél. »
Regard noir de mon complimenteur que je n’interprète pas encore.
Au retour, et par deux fois, je reçois le même compliment : « Té bél », « Té bél ».
Je ne comprends pas.

Jour 5 – Beau temps, soleil, pas d’air.

Changement de tenue : pantalon et chemise. Mon cadeau quotidien arrive quand même au 200e mètre : « Té bél. »
Agressivité dans la voix qui clairement m’interroge sur ce que je fais là.
Au retour, pas de « té bél ».
J’en parle à mon ami. Changement de stratégie.

Jour 6 – Beau temps, soleil, vent fort.

Je choisis mon moment pour sortir, pantalon et pull léger, et je me bouche les oreilles avec mes écouteurs.
Je sens les regards perçants qui se posent sur moi.
Je n’entends pas les « té bél ».
Je ferme les yeux.

Jour 7 – Beau temps, soleil, vent chaud.

Je suis au fort Saint-Jean. Je lis. On m’accoste dans une langue que je ne comprends pas.
Je lève l’ancre. Je me réfugie à la maison. La colère monte.

Jour 8 – Beau temps, soleil, même vent chaud.

J’appréhende. Je reste chez moi.
Pas de « té bél ».
Je suis moi-même.

Jour 9 – Beau temps, soleil, vent du nord.

Je vais à la laverie. Rue étroite et langue étrangère. Regards insistants. Le cadeau quotidien ne tarde pas, légèrement différent : « Hé t’as d’bô zieu. »
Je frissonne.

Jour 10 – Beau temps, soleil, brise marine.

Discussion avec mon ami.
Résultat : je n’emprunte plus certaines rues.

Jour 11 – Beau temps, soleil, brise salée.

Je sors sur le Vieux Port. Je suis repliée sur moi-même.
Pas de « té bél » mais à la place un regard noir glaçant.
Il veut dire : « Reste chez toi, la rue n’est pas ta place. »
J’aimerais être invisible. 

Jour 12 – Beau temps, soleil, vent faible.

Je ne sors pas.
Je n’ai rien à faire dans cette ville.
J’ai peur.

Jour 13 au jour 60 – Beau temps, soleil, vent variable.

Sorties rares et éphémères. Plaisir absent.
J’endure Marseille.

Jour 61 – Beau temps, soleil, petite brise.

J’ai compté les jours comme un prisonnier dans sa cellule. Nous partons.
Je respire à nouveau, il était temps.

Jour 62 – Marseille est un souvenir.

Je renoue avec les robes. Je suis enfin une femme.

Enfin libre.

 

Conclusion :

À Marseille on est plus Marseillais !
J’invite ces dames du gouvernement à passer un week-end prolongé à Marseille avec moi.
Mesdames Schiappa, Borne, Wargon… Je vous remercie de m’indiquer les dates qui vous conviennent.

SOURCE 

lundi 15 novembre 2021

Pour la gloire de nos pères

 

 


Gilles-William Goldnadel: «Nous sommes en guerre à l'extérieur comme à l'intérieur de nos frontières»

«On voit bien que l'Europe politique aura contribué à affaiblir et désarmer la nation polonaise et son peuple plutôt qu'à les défendre».
«On voit bien que l'Europe politique aura contribué à affaiblir et désarmer la nation polonaise et son peuple plutôt qu'à les défendre». AFP

FIGAROVOX/CHRONIQUE - La Pologne fait actuellement face à un afflux de migrants à sa frontière. L'avocat regrette que le principe de précaution ne soit pas invoqué dans cette crise, notamment à l'aune des déclarations de François Hollande sur la présence de terroristes parmi les migrants en 2015.



La semaine qui vient de s'écouler devrait être de nature à convaincre définitivement les sceptiques, les réfractaires et les mal voyants que nous sommes en guerre. Mais en cette matière déraisonnable, où la cécité règne, je n'y crois guère. Qu'importe, il ne m'est pas interdit d'essayer au moyen de l'actualité, en espérant que les chroniques les plus belles soient les plus désespérées. Et l'actualité de cette semaine m'aura aidé au-delà de toute désespérance.

D'abord, évidemment, en raison de l'agression migratoire menée cyniquement contre la Pologne - et donc contre nous par capillarité - par la Biélorussie. Je n'entends pas ici l'analyser par le menu, notre journal s'en est chargé. Je voudrais en dévoiler les sens cachés.

Elle est d'abord celle de la brute épaisse contre la chrétienne faiblesse. Si par hypothèse extraordinaire autant qu'absurde, la Pologne avait expédié des milliers de Syriens ou de Libanais vers la Biélorussie, nul ne doute que Loukachenko aurait fait donner la troupe sans état d'âme, faute d'en posséder.

Mais ce lieu commun ne saurait me dispenser de visiter un endroit moins exploré de notre psyché occidentale tourmentée : cette situation faite à la Pologne résulte avant tout de ce que biélorusses et ces migrants du Moyen-Orient - qui ne sont pas non plus les enfants de chœurs que d'aucuns médias se plaisent à dessiner - misent sur la faiblesse psychologique et politique de l'Europe crépusculaire mais encore argentée.

Dans ce cadre, on voit bien que l'Europe politique aura contribué à affaiblir et désarmer la nation polonaise et son peuple plutôt qu'à les défendre. C'est elle qui les punit financièrement au prétexte qu'un tribunal constitutionnel a eu le front de prétendre que les lois fondamentales de ce pays théoriquement souverain étaient supérieures à la loi européenne, ce qui est juridiquement possible et que la Cour de Karlsruhe avait pu affirmer sans essuyer de remontrance. Mais ce qu'une juridiction d'une Allemagne dans la repentance post-nationale peut invoquer, la Pologne catholique, patriotique et conservatrice ne le peut. Ses aspirations sont l'exact contraire des prétendues «Valeurs» d'une Europe qui ne déteste rien plus que les racines identitaires et culturelles cultivées et la souveraineté nationale revendiquée, sans avoir eu l'idée de consulter les peuples avant que de les proclamer.

Dans ce cadre multiculturaliste et fédéraliste, l'idée de défendre une frontière nationale contre une invasion est une abomination. La France macronienne et européiste y avait même longtemps répugné contre un virus mortel invasif, au mépris de la vie des gens.

Car, pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, l'envahisseur, sans uniforme, fait figure de victime et l'envahi ne saurait faire mauvaise figure, sauf à passer pour un hideux salaud.

C'est dans ce contexte psychologique culpabilisant largement masochiste que François Hollande a révélé benoîtement au procès du Bataclan, ce qui n'était du reste qu'un secret de Polichinelle, à savoir qu'on savait que se dissimulaient parmi les migrants qui arrivaient en masse avant le 13 novembre 2015 des terroristes islamiques. Mais on se doit surtout de comprendre que dans la France pathologiquement culpabilisée, la préférence pour l'Autre, ce que je nomme depuis longtemps la «dilection mortelle pour l'altérité» est encore plus sacrée que cette vie humaine des Français pourtant sanctifiée. Plus sacrée que la vie de nos enfants. Il était donc interdit de se poser la question philosophique de savoir si, au nom du principe naturel de précaution, il n'aurait pas été plus impérieux de refuser l'entrée d'un seul migrant - au demeurant sans papiers - pour protéger la vie d'un seul enfant français. Mais, d'évidence ce principe de précaution n'est légitime que pour nous protéger du maïs génétiquement modifié.

 De la même manière, il serait moralement indécent de suggérer que parmi les migrants islamiques syriens ou africains qui forcent l'entrée de la Pologne, mais aussi de l'Italie ou de l'Angleterre, d'aucuns sont envoyés pour semer la mort et le chaos.

Nous sommes en guerre. Des ennemis intérieurs assistés de collaborateurs d'extrême gauche idiotement utiles la préparent.

Ainsi, le meurtrier condamné à la perpétuité de la pauvre Mireille Knoll, sacrifiée parce que juive, dont j'ai eu l'honneur de défendre la famille, avait la carte de l'Algérie tatouée sur le torse, mais parlait de la France comme d'«un putain de pays» qui décerne des médailles aux tueurs d'Arabes. C'était aussi un admirateur de Coulibaly, le massacreur de l'Hypercasher.

Voilà pourquoi je ne cesse de vouloir expliquer que l'antisémitisme islamique d'aujourd'hui en France est un cocktail détonant de judéophobie culturelle et de racisme anti-français au carré. Le juif n'étant plus vu comme un métèque apatride, ainsi que le regardait l'extrême droite d'hier, mais comme un français blanc au carré.

Nous sommes en guerre. Comme le disait ce triste vendredi 13 le si courageux Boualem Sansal à Alexandre Devecchio : «Le scénario le plus probable est la guerre civile, avec à terme la libanisation du pays ou son algérianisation».

Nous sommes en guerre, mais, comme disait l'auteur du Livre de ma mère, il ne faut pas le dire aux petits enfants.

Et pourtant, il faudra bien la faire. Pour la gloire de nos pères.

SOURCE 

vendredi 12 novembre 2021

L'état infirme

 

 


Des pompiers, des policiers, des infirmiers agressés… En France, le mal s’est banalisé ces dernières années


Le Mal a pris la main. J’ai conscience du caractère désespérant de cette affirmation, mais elle n’implique pas dans mon esprit que la défaite soit pour toujours et qu’un redressement soit impossible.

Il n’empêche que jour après jour, et depuis des années, avec l’aggravation terrible du quinquennat d’Emmanuel Macron sur le plan largement régalien pour des raisons que j’ai été conduit à trop développer malheureusement, quelque chose de fondamental s’est produit dans notre société. Il me semble que sans forcer le trait nous sommes passés, dans beaucoup de registres, d’un monde où le Bien n’était pas respecté à celui de la domination du Mal. Le rapport de force a changé de camp. Avec, de surcroît, une certaine illisibilité dans la hiérarchie des responsabilités et des sanctions.

Je continue à mettre l’accent, pour le début de cette dramatique évolution, sur le moment où dans certaines cités, le corps des sapeurs-pompiers, unanimement admiré, et les médecins appelés souvent en urgence, ont été attaqués, molestés, sans possibilité d’accomplir leur mission de sauvegarde. Tout a commencé là : quand même l’humanité la plus exemplaire a été bafouée seulement parce qu’elle était une émanation officielle, l’expression d’un État dont ces enclaves devenues de plus en plus étrangères et maîtresses des lieux ne voulaient plus.

Alors il serait fastidieux de dérouler la chronique d’une France de plus en plus mal en point et face à laquelle les indignations politiques, les tweets et les déplacements n’apportaient pas l’ombre d’une solution. Par impuissance sûrement. Tous ces citoyens qui n’en pouvaient plus de subir et d’endurer faisaient partie de ce peuple qui dans notre pays a très mauvaise presse. Il est tellement plus gratifiant de s’occuper des problèmes sérieux, les banques, les bénéfices, le CAC 40, la France en 2050, l’écologie sophistiquée, plutôt que de s’attacher à la détresse des Français, quelles que soient leurs conditions d’existence. Les délits et les crimes, c’est inéluctable… la tolérance zéro est impossible… et ils nous fatiguent, tous ces indignés, alors que l’insécurité et la violence n’existent pas puisqu’elles résultent seulement d’un “sentiment”…

Une autre fracture fondamentale s’est produite qui a radicalement changé la donne. Par exemple, les policiers ne nous ont plus protégés, il a fallu les protéger. Ils n’étaient plus respectés par principe, mais présumés coupables et l’usage de la force légitime par les forces de l’ordre a été mis sur le même plan – notamment lors du comble des gilets jaunes dont le meilleur de leur cause a été sacrifié – que les rares et scandaleuses violences illégitimes de fonctionnaires d’ailleurs de plus en plus poursuivis et condamnés.

On a constaté, sans attirer suffisamment l’attention sur le phénomène, que le Mal ne s’est plus contenté d’attendre, de se dissimuler, de résister, de fuir et d’adopter une attitude singulière ou collective qui révélait encore une sorte de déférence perverse pour la police mais qu’au contraire il a pris la main. On a tendu des embuscades, des guet-apens à la police, on lui a tiré dessus avec des mortiers, on a attaqué et brûlé ses véhicules, on n’a plus eu le moindre scrupule pour la blesser, la tuer, elle est devenue l’ennemie contre laquelle tout était permis puisque d’une part avec cet État infirme on pouvait tout se permettre, et que d’autre part le charme sombre de la voyoucratie et de l’immigration forcément innocente a supplanté, médiatiquement, tout ce que la réalité enseignait et qui crevait les yeux. Mais certains ne voulaient pas voir.

Cette transformation d’un État qu’on a craint dans la multitude de ses incarnations officielles, malgré les envies de déstabilisation ou de révolte, en une société qui a pris sa relève pour le pire, a été dévastatrice. Ce qui retenait a craqué. Ce qui dissuadait s’est effacé. La démocratie est apparue comme un concept de plus en plus creux, l’autorité telle une forme vide, les politiques comme au mieux des bonnes volontés dépassées, parce que les premières ont été vidées de sens et que les seconds se sont enlisés dans un parler tiède et une approche prudemment atténuée de la réalité et de son extrémisme incontestable. D’où la poussée considérable d’une droite extrême qui se situe au moins à 30% de l’électorat avec une très forte majorité approuvant les thèmes zemmouriens, jusqu’à l’éventualité du Grand Remplacement.

Sur le plan régalien, on a muté : l’armement de l’adversaire est devenu, dans tous les sens du terme, supérieur au nôtre dont on peut d’ailleurs se demander en mille circonstances s’il a le droit d’être utilisé. Parfois j’incline à penser que notre monde, notre France (elle a son identité et je ne crache pas sur la conception contraire d’une France diluée dans l’universel au point de se perdre de vue, mais ce n’est pas la mienne) n’ont que l’envie de se coucher pour qu’on les achève.

Pour finir, je voudrais répondre à un argument trop souvent répété mais guère convaincant aujourd’hui à mon sens.

Face aux tragédies, aux massacres, aux crimes, aux délits, à la démonstration que le Mal a pris la main (par exemple ce policier hors service poursuivi et gravement frappé par quatre voyous dans le train parce qu’ils l’avaient identifié et qu’ils affirmaient connaître son adresse : trois ont été mis en examen et incarcérés pour tentative de meurtre), l’argumentation de certains bons apôtres est de s’attacher au singulier pour refuser la leçon du nombre, de nuancer, d’affaiblir, de relativiser : ce n’est qu’un épisode de violence parmi d’autres, ce n’est jamais qu’un fonctionnaire de plus de molesté…

Pourtant il n’est plus pertinent ni honnête de raisonner de la sorte. Quand les transgressions, de la plus infime à la plus mortifère, se déroulent quotidiennement et toujours selon le même processus, on n’est plus face à des péripéties singulières mais à un climat délétère global, à un récit national, à une France qui n’est pas offensée ici ou là mais qui perd son sang, son identité partout où, victime expiatoire, elle succombe aux coups d’une malfaisance heureuse de son impunité, persuadée de l’avoir emporté pour toujours. Le Mal a pris la main. J’espère que sa seule faiblesse est de croire que ses adversaires politiques sont à perpétuité hors d’état de lui nuire.

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jeudi 4 novembre 2021

Se dire "républicain"

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L’immigration ou la République, faut-il choisir?

Les vagues migratoires induisent l'archipellisation du pays et menacent la République française telle que nous la connaissons

L’immigration ou la République, faut-il choisir?
Calais, octobre 2021 © Christophe Ena/AP/SIPA Numéro de reportage : AP22616621_000007

L’incohérence n’est pas le moindre défaut de ceux qui se flattent de rejeter « tous les extrêmes » au nom des « valeurs républicaines ». Depuis des décennies, ils n’ont de cesse d’ouvrir toutes grandes les portes de la France et de la citoyenneté à ceux qui forment la plus grande menace contre ces valeurs, et contre la République elle-même. Peu leur importe que la France et la République s’effondrent, pourvu qu’ils puissent continuer à s’enorgueillir de leurs postures morales !


Nous ne choisissons pas notre immigration

En réalité, il ne faut pas parler de l’immigration, mais des immigrations. Accueillir sur notre sol des disciples de Confucius n’est pas la même chose qu’accueillir des disciples d’Al Qaradawi. Hélas, les flux migratoires actuels se composent nettement plus des seconds que des premiers – gardons néanmoins à l’esprit que certaines immigrations ne posent aucun problème.

Ensuite, la République ici évoquée n’est pas juste un régime politique, sans grand intérêt dès qu’on lui adjoint des adjectifs comme « islamique » ou « populaire », mais la République française, ce qui est radicalement différent. Enfin, le sujet n’est pas ici d’analyser la manière dont certains ne parlent de la République que pour ne surtout pas parler de la France, mais de souligner le fait qu’ils trahissent sans cesse dans leurs actes ce qu’ils prétendent défendre dans leurs paroles.

Car enfin ! Comment peut-on sérieusement se dire « républicain » lorsque pendant des décennies on a encouragé activement l’importation massive d’antisémites, de fanatiques religieux et de misogynes via une immigration débridée ? Bien évidemment, tous les nouveaux venus ne sont pas antisémites, ni fanatiques, ni misogynes, même lorsque leurs cultures d’origine le sont. Mais on sait que dans leur majorité ceux qui arrivent en France depuis une quarantaine d’années perpétuent les travers de cultures dans lesquelles l’antisémitisme, par exemple, est totalement banalisé, voire valorisé – Georges Bensoussan a payé au prix fort le droit pour nous tous de le dire. Et on peut faire le même constat, pour les mêmes raisons, au sujet du refus de reconnaître l’égalité des droits civiques entre femmes et hommes, ou du rapport entre la religion et la politique, avec la liberté de conscience et la liberté d’expression, le droit à l’apostasie, le droit au blasphème.

Ainsi, pour ne parler que des cinq dernières années, sur les deux millions d’immigrés arrivés en France, combien d’antisémites ? Combien de personnes imprégnées de cultures tribales, qui n’accepteront jamais l’esprit de la laïcité, et l’idéal d’émancipation citoyenne des individus ? Combien qui n’accepteront jamais que les femmes puissent avoir les mêmes libertés que les hommes ? Combien, en somme, qui rejetteront toujours les plus élémentaires des principes qui fondent la République française, et qui enseigneront à leurs enfants à les rejeter – alors même qu’ils auront la citoyenneté française et, par le droit de vote découlant du droit du sol, exprimeront tôt ou tard dans les urnes ce rejet déterminé ?

Républicains de carnaval

Non, on ne peut pas se dire « républicain » lorsqu’on se réclame de la République pour favoriser l’arrivée sur notre sol année après année de dizaines de milliers d’ennemis acharnés de tout ce qui fait l’idéal républicain. On ne peut pas se dire « républicain » lorsqu’on est prêt à sacrifier les citoyens de la République – de toutes origines – au nom d’un fantasme d’accueil quasi-inconditionnel et d’un humanitarisme hors-sol. On ne peut pas se dire « républicain » quand on étouffe d’impôts directs et indirects les citoyens modestes pour offrir des fortunes à un lumpenprolétariat importé, et à des nébuleuses d’associations seulement soucieuses de défendre des communautés particulières au détriment de la communauté nationale – pourtant seule communauté reconnue par la République.

On ne peut pas se dire « républicain » quand on laisse sans réagir le gouvernement, alors que l’immigration a déjà un coût considérable pour les finances publiques, faire entrer en quelques années deux millions d’immigrés dans un pays qui manque de logements, d’écoles, de lits d’hôpitaux, dont les infrastructures de transports se détériorent, et où les services publics désertent des portions croissantes du territoire. On ne peut pas se dire « républicain » quand on fragilise l’Aide sociale à l’enfance, déjà en difficulté, par une politique volontairement laxiste bénéficiant aux soi-disant « mineurs non accompagnés » et en encourageant de plus en plus à venir en France. On ne peut pas se dire « républicain » quand on considère que la République aurait plus de devoirs envers les étrangers qu’envers ses propres citoyens – citoyens de toutes origines, redisons-le.

L’idéologie diversitaire a fracassé l’assimilation à la française

Ce n’est pas tout. Sans un minimum de cohésion culturelle, comment les citoyens pourraient-ils faire corps pour résister à toutes les forces qui veulent les priver de leur souveraineté commune, socle de la République ? On ne peut pas se dire « républicain » quand on a renoncé à exiger l’assimilation et consacré quarante ans à exalter la « diversité » et les « différences qui nous enrichissent », faisant le lit du multiculturalisme et de l’archipellisation, fragmentant les classes populaires pour les rendre incapables de s’unir contre la spéculation prédatrice, le dumping social, l’uberisation. On ne peut pas se dire « républicain » quand on crache sur la première des règles du droit international, en utilisant la mécanique folle de migrations débridées couplées au droit du sol pour priver le peuple français du droit de disposer de lui-même, remettant en cause à terme la légitimité même de la démocratie. On ne peut pas se dire « républicain » quand on encourage le fétichisme de la lettre des lois au détriment de leur esprit pour livrer les citoyens, surtout les plus fragiles, à des bandes de pillards ultra-violents – sans oublier que ces bandes sont, le plus souvent, d’origine étrangère et, surtout, résolument étrangères dans leurs mœurs et leurs codes culturels : toutes les émeutes urbaines en témoignent.

Faut-il continuer ? On ne peut pas se dire « républicain » quand au nom de la « mixité sociale » et de « l’égalité » on a œuvré pendant des décennies au sabotage de l’école républicaine, qui était l’école de l’excellence et du mérite, l’école de l’ascenseur social, l’école où même les enfants d’illétrés pouvaient apprendre à aimer Victor Hugo, et qu’on l’a remplacée par le nivellement par le bas, la dévalorisation des diplômes et la perte de l’autorité des maîtres. On ne peut pas se dire « républicain » quand, au nom du « droit à la différence », d’une repentance perpétuelle et d’un cynisme ricanant, on refuse d’enseigner aux futurs citoyens français ce qui fit la grandeur de la France, et qu’on les prive du droit de se sentir fiers de leur citoyenneté – alors même qu’on encourage tous les sentiments d’appartenance à des cultures qui, contrairement à la nôtre, n’ont jamais donné naissance à l’idéal républicain.

Résumons simplement : on ne peut pas se dire « républicain » quand, pour se donner bonne conscience, on est prêt à sacrifier l’avenir de la République et de ses citoyens en les livrant au chaos migratoire. On ne peut pas se dire « républicain » quand, pour le plaisir égoïste de s’attribuer à soi-même le titre de « républicain », on choisit de laisser entrer massivement des populations qui n’ont aucune intention de s’assimiler, et resteront profondément attachées à des manières d’être et de vivre incompatibles avec la civilisation occidentale et la culture française, mais aussi avec l’idéal républicain.

SOURCE