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mardi 28 décembre 2021

Encore un petit effort et nous y serons bientôt...

 

Mathieu Slama: «Un état d'exception qui dure depuis deux ans n'est plus un état d'exception»

«Il est probable qu'une fois la crise passée, l'état d'exception sera formellement suspendu et le régime démocratique normal réinstallé», écrit Mathieu Slama.
FIGAROVOX/TRIBUNE - Face à la propagation du variant Omicron, le gouvernement a annoncé lundi de nouvelles restrictions et la mise en place du passe vaccinal. L'état d'exception est devenu la norme, fragilisant ainsi les principes démocratiques de la République, s'inquiète Mathieu Slama.

Consultant et analyste politique, Mathieu Slama collabore à plusieurs médias, notamment Le Figaro et Le Huffington Post. Il a publié La guerre des mondes, réflexions sur la croisade de Poutine contre l'Occident, (éd. de Fallois, 2016).


«Tout cela semble être un film qui ne finit pas». Pour une fois, on ne peut qu'être d'accord avec cette formule du Premier ministre Jean Castex lors de son allocution lundi soir pour annoncer les nouvelles mesures de restriction pour faire face au rebond épidémique actuel. Un film qui ne finit pas, et qui, à mesure qu'il avance, devient de plus en plus oppressant et anxiogène.

Il y aurait beaucoup à dire sur le retour des mesures absurdes et ubuesques comme le fait de ne plus pouvoir manger debout dans un restaurant ou encore d'interdire de consommer dans les trains, illustrations tragicomiques de la biopolitique intrusive et infantilisante que l'on subit depuis maintenant deux ans. Il y aurait également beaucoup à dire sur le retour du masque en extérieur, mesure à la fois inutile et aussi problématique du point de vue juridique, puisque la loi française indique que «la République se vit à visage découvert». Il y aurait enfin beaucoup à dire sur la malheureuse formule de Jean Castex - «ne faire peser les restrictions que sur les non-vaccinés» - qui n'a pas sa place dans une démocratie normale.

Le nouveau paradigme de gouvernement [...] fait du régime démocratique l'exception et le régime d'exception la norme.

Mathieu Slama

Mais l'essentiel n'est pas là. L'essentiel est dans le nouveau paradigme de gouvernement qui s'installe depuis deux ans et qui fait du régime démocratique l'exception et le régime d'exception la norme. Il est dans la banalisation d'une méthode de gouvernement non démocratique, autoritaire, verticale, et dans la normalisation d'un état d'exception devenu permanent.

Les mesures annoncées par Jean Castex ne sont pas des propositions mais des décisions prises dans le cadre d'un Conseil de défense, qui est l'organe de décision privilégié par le gouvernement depuis le début de la pandémie. C'est donc un organe opaque, centré sur la personne du chef de l'État, qui prend toutes les décisions, charge au reste des institutions démocratiques de les valider (nous y reviendrons). Le Conseil de défense ne consulte qu'un seul organisme avant de se réunir : le Conseil scientifique, organisme non élu réunissant des médecins et experts qui n'ont aucune légitimité démocratique – et, disons-le, aucun souci de la chose publique. Aucun compte-rendu n'est fait de ces réunions, évidemment.

Si le Parlement ne joue plus son rôle, qu'en est-il de nos contre-pouvoirs juridictionnels, c'est-à-dire le Conseil d'État et le Conseil constitutionnel ? Depuis deux ans, ces deux institutions garantes de notre État de droit valident toutes les principales mesures restrictives prises par le gouvernement, du confinement au couvre-feu en passant par le passe sanitaire. Le dernier avis en date du Conseil d'État concerne le passe vaccinal, qu'il valide entièrement à une seule condition (minime) : que le certificat de rétablissement puisse être pris en compte. Le Conseil d'État, dans son avis, estime «justifié par un objectif de santé publique» le contrôle, par les professionnels (restaurateurs, gérants de cinéma, etc.), de l'identité des clients (mesure insensée qui fait de certains citoyens des agents de police), tout comme il ne voit aucun inconvénient à l'exclusion de toute vie sociale des citoyens refusant de se faire vacciner. S'il y a bien une chose que cette crise prouve, c'est la plasticité des interprétations possibles de nos principes juridiques, et donc la grande fragilité de nos droits fondamentaux… Mais elle prouve aussi combien les juges administratifs et constitutionnels ont trahi leur mission première, qui est de défendre nos droits et principes fondamentaux face aux velléités du pouvoir.

Le projet de loi qui va être discuté au Parlement prévoit la création d'un «état de crise sanitaire» qui autorise le gouvernement à prendre, par simple décret et sans contrôle du Parlement, des mesures attentatoires aux libertés, tandis que les conditions d'état d'urgence sanitaire sont maintenues, permettant au Premier ministre de décider par décret de mesures de restriction de la circulation des personnes, d'interdiction de la sortie de domicile, de limitation des rassemblements dans les lieux publics ainsi que toute autre mesure limitant la liberté d'entreprendre. Le projet de loi donne donc les quasi pleins pouvoirs à un gouvernement qui peut désormais prendre des décisions gravissimes sans aucun contrôle du Parlement. Et quand on rétorque aux membres de la majorité que cette situation pose a minima d'immenses problèmes démocratiques, ils répondent que tout a été voté par le Parlement et validé par le Conseil constitutionnel. Circulez, il n'y a rien à voir.

Un état d'exception qui dure depuis deux ans n'est plus un état d'exception : c'est un état normal.

Mathieu Slama

Un état d'exception qui dure depuis deux ans n'est plus un état d'exception : c'est un état normal, une nouvelle forme de gouvernementalité qui s'installe. Et c'est là la dérive la plus grave de la politique actuelle : normaliser des choses exceptionnelles et provisoires, installer des pratiques gouvernementales autoritaires et contraires à notre tradition républicaine. Désormais, l'exigence d'efficacité (toute relative d'ailleurs quand l'on voit les résultats de la politique sanitaire) l'emporte sur l'importance des grands principes. L'idée même du passe est en train d'être normalisée, puisqu'il n'est même plus question de s'en débarrasser le plus vite possible. Ce qu'on normalise dans cette crise n'est pas négligeable : des mesures disciplinaires privant de leurs droits essentiels des citoyens sans même passer par la case justice, et cela pour les amener à adopter le bon comportement ; des mesures d'enfermement avec dispositif policier ; des déclarations sidérantes comme celle, récente, de Jean Castex accusant les 6 millions de non-vaccinés de mettre en danger la vie de la nation tout entière. En banalisant l'état d'exception, on banalise tout ce qui va avec : mesures d'exception et discours autoritaires et punitifs. Récemment, on entendait une députée de la majorité expliquer de manière très sérieuse que «la liberté était collective et non individuelle», ce qui revient ni plus ni moins à remettre en cause tous les acquis et l'héritage de la Révolution française. Et que dire de ce rapport d'information rédigé par trois sénateurs et publié cet été, dans lequel on pouvait lire cette phrase ahurissante qui dit tout de l'époque que l'on est en train de vivre : « Si une « dictature » sauve des vies pendant qu'une « démocratie » pleure ses morts, la bonne attitude n'est pas de se réfugier dans des positions de principes, mais de s'interroger sur les moyens concrets, à la fois techniques et juridiques, de concilier efficacité et respect de nos valeurs ». Le même rapport indiquait que «les lignes rouges ont beaucoup évolué en un an» : on ne peut qu'acquiescer – et s'en désespérer…

Il y a bien, dans l'opinion, une demande d'autorité et de coercition qui ne s'embarrasse guère d'états d'âme, ni même de précautions démocratiques.

Mathieu Slama

Que dire du dernier contre-pouvoir, l'opinion publique ? Les sondages parlent d'eux-mêmes : 66% des Français seraient favorables au passe vaccinal, et 64% seraient même d'accord pour imposer le passe sanitaire au travail (mesure qui n'est pas incluse dans le projet de loi tel qu'il a été présenté par le gouvernement). Les mesures d'exception sont fortement plébiscitées dans l'opinion, et il serait injuste d'attribuer cela au seul pouvoir de manipulation du gouvernement. Il y a bien, dans l'opinion, une demande d'autorité et de coercition qui ne s'embarrasse guère d'états d'âme, ni même de précautions démocratiques. L'État de droit n'est plus à la mode, et il n'y a qu'à voir les programmes des candidats à la présidentielle pour se rendre compte à quel point les mesures sécuritaires exceptionnelles semblent devenir aujourd'hui un prérequis pour espérer remporter l'élection à la fonction suprême.

Il est probable qu'une fois la crise passée, l'état d'exception sera formellement suspendu et le régime démocratique normal réinstallé. Mais on peut d'ores et déjà prendre les paris : comme ce fut le cas pour certaines mesures antiterroristes en 2017, des mesures d'exception entreront dans le droit commun. Surtout, ce qui a été inventé lors de cette crise ne disparaîtra pas. Il est désormais possible, dans notre démocratie, d'enfermer les gens et d'installer une société de surveillance, de mettre en place des passes pour diriger le comportement des citoyens, de diriger par la contrainte et la menace plutôt que la conviction, de désigner des millions de citoyens comme les responsables d'une crise. On sous-estime grandement les dommages causés par cette crise sur notre démocratie et sur notre capacité à discerner ce qui est acceptable et ce qui ne l'est pas. Le virus a révélé combien nos principes démocratiques étaient fragiles, au point que la perspective d'un couvre-feu (finalement invalidée) est désormais accueillie comme une chose normale et envisageable, comme les aléas d'une crise qui n'en finit plus et qui, quand elle sera finie, risque de laisser des traces indélébiles sur notre démocratie.

SOURCE 

lundi 22 novembre 2021

Té bél

 


Par Laurène Jacquerez ♦ « Té bél ! » Voilà la phrase qui a marqué les deux mois de séjour à Marseille de Laurène Jacquerez. Découvrez son « journal » édifiant dans lequel on (re)découvre à quel point le harcèlement de rue – très majoritairement le fait d’extra-européens – est un calvaire pour les femmes. Définitivement, Marseille semble rimer avec « m’harcèle ».
Polémia

 

Marseille 2021

À Marseille on est Marseillais, c’est bien connu.
J’allais donc être Marseillaise pendant deux mois avec mon ami.
Location à deux pas du Vieux Port.


Jour 1 –
Beau temps, soleil, légère brise.

Je sors dans la rue en robe (détail important) et je reçois mon premier cadeau au bout de 35 mètres : « Té bél. »
Puis 45 mètres et un nouveau « té bél ».
Je suis heureuse.

Jour 2 – Beau temps, soleil, pas de vent.

Je sors dans la rue en jupe et talons, et je reçois mon cadeau au bout de 120 mètres : « Té bél. »
Puis au retour de ma promenade : « Té jôli. »
Je suis moins heureuse.

Jour 3 – Beau temps, soleil, brise moyenne.

Je sors sur le balcon pour m’aérer et je reçois un cadeau inattendu au bout de 72 secondes : « Té bél. »
Je rentre.
Je suis ronchon.

Jour 4 – Beau temps, soleil, pas un souffle.

Je sors faire les courses au Monoprix d’en face et je reçois mon cadeau quotidien au bout de 55 mètres : « Té bél. »
Regard noir de mon complimenteur que je n’interprète pas encore.
Au retour, et par deux fois, je reçois le même compliment : « Té bél », « Té bél ».
Je ne comprends pas.

Jour 5 – Beau temps, soleil, pas d’air.

Changement de tenue : pantalon et chemise. Mon cadeau quotidien arrive quand même au 200e mètre : « Té bél. »
Agressivité dans la voix qui clairement m’interroge sur ce que je fais là.
Au retour, pas de « té bél ».
J’en parle à mon ami. Changement de stratégie.

Jour 6 – Beau temps, soleil, vent fort.

Je choisis mon moment pour sortir, pantalon et pull léger, et je me bouche les oreilles avec mes écouteurs.
Je sens les regards perçants qui se posent sur moi.
Je n’entends pas les « té bél ».
Je ferme les yeux.

Jour 7 – Beau temps, soleil, vent chaud.

Je suis au fort Saint-Jean. Je lis. On m’accoste dans une langue que je ne comprends pas.
Je lève l’ancre. Je me réfugie à la maison. La colère monte.

Jour 8 – Beau temps, soleil, même vent chaud.

J’appréhende. Je reste chez moi.
Pas de « té bél ».
Je suis moi-même.

Jour 9 – Beau temps, soleil, vent du nord.

Je vais à la laverie. Rue étroite et langue étrangère. Regards insistants. Le cadeau quotidien ne tarde pas, légèrement différent : « Hé t’as d’bô zieu. »
Je frissonne.

Jour 10 – Beau temps, soleil, brise marine.

Discussion avec mon ami.
Résultat : je n’emprunte plus certaines rues.

Jour 11 – Beau temps, soleil, brise salée.

Je sors sur le Vieux Port. Je suis repliée sur moi-même.
Pas de « té bél » mais à la place un regard noir glaçant.
Il veut dire : « Reste chez toi, la rue n’est pas ta place. »
J’aimerais être invisible. 

Jour 12 – Beau temps, soleil, vent faible.

Je ne sors pas.
Je n’ai rien à faire dans cette ville.
J’ai peur.

Jour 13 au jour 60 – Beau temps, soleil, vent variable.

Sorties rares et éphémères. Plaisir absent.
J’endure Marseille.

Jour 61 – Beau temps, soleil, petite brise.

J’ai compté les jours comme un prisonnier dans sa cellule. Nous partons.
Je respire à nouveau, il était temps.

Jour 62 – Marseille est un souvenir.

Je renoue avec les robes. Je suis enfin une femme.

Enfin libre.

 

Conclusion :

À Marseille on est plus Marseillais !
J’invite ces dames du gouvernement à passer un week-end prolongé à Marseille avec moi.
Mesdames Schiappa, Borne, Wargon… Je vous remercie de m’indiquer les dates qui vous conviennent.

SOURCE 

lundi 15 novembre 2021

Pour la gloire de nos pères

 

 


Gilles-William Goldnadel: «Nous sommes en guerre à l'extérieur comme à l'intérieur de nos frontières»

«On voit bien que l'Europe politique aura contribué à affaiblir et désarmer la nation polonaise et son peuple plutôt qu'à les défendre».
«On voit bien que l'Europe politique aura contribué à affaiblir et désarmer la nation polonaise et son peuple plutôt qu'à les défendre». AFP

FIGAROVOX/CHRONIQUE - La Pologne fait actuellement face à un afflux de migrants à sa frontière. L'avocat regrette que le principe de précaution ne soit pas invoqué dans cette crise, notamment à l'aune des déclarations de François Hollande sur la présence de terroristes parmi les migrants en 2015.



La semaine qui vient de s'écouler devrait être de nature à convaincre définitivement les sceptiques, les réfractaires et les mal voyants que nous sommes en guerre. Mais en cette matière déraisonnable, où la cécité règne, je n'y crois guère. Qu'importe, il ne m'est pas interdit d'essayer au moyen de l'actualité, en espérant que les chroniques les plus belles soient les plus désespérées. Et l'actualité de cette semaine m'aura aidé au-delà de toute désespérance.

D'abord, évidemment, en raison de l'agression migratoire menée cyniquement contre la Pologne - et donc contre nous par capillarité - par la Biélorussie. Je n'entends pas ici l'analyser par le menu, notre journal s'en est chargé. Je voudrais en dévoiler les sens cachés.

Elle est d'abord celle de la brute épaisse contre la chrétienne faiblesse. Si par hypothèse extraordinaire autant qu'absurde, la Pologne avait expédié des milliers de Syriens ou de Libanais vers la Biélorussie, nul ne doute que Loukachenko aurait fait donner la troupe sans état d'âme, faute d'en posséder.

Mais ce lieu commun ne saurait me dispenser de visiter un endroit moins exploré de notre psyché occidentale tourmentée : cette situation faite à la Pologne résulte avant tout de ce que biélorusses et ces migrants du Moyen-Orient - qui ne sont pas non plus les enfants de chœurs que d'aucuns médias se plaisent à dessiner - misent sur la faiblesse psychologique et politique de l'Europe crépusculaire mais encore argentée.

Dans ce cadre, on voit bien que l'Europe politique aura contribué à affaiblir et désarmer la nation polonaise et son peuple plutôt qu'à les défendre. C'est elle qui les punit financièrement au prétexte qu'un tribunal constitutionnel a eu le front de prétendre que les lois fondamentales de ce pays théoriquement souverain étaient supérieures à la loi européenne, ce qui est juridiquement possible et que la Cour de Karlsruhe avait pu affirmer sans essuyer de remontrance. Mais ce qu'une juridiction d'une Allemagne dans la repentance post-nationale peut invoquer, la Pologne catholique, patriotique et conservatrice ne le peut. Ses aspirations sont l'exact contraire des prétendues «Valeurs» d'une Europe qui ne déteste rien plus que les racines identitaires et culturelles cultivées et la souveraineté nationale revendiquée, sans avoir eu l'idée de consulter les peuples avant que de les proclamer.

Dans ce cadre multiculturaliste et fédéraliste, l'idée de défendre une frontière nationale contre une invasion est une abomination. La France macronienne et européiste y avait même longtemps répugné contre un virus mortel invasif, au mépris de la vie des gens.

Car, pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, l'envahisseur, sans uniforme, fait figure de victime et l'envahi ne saurait faire mauvaise figure, sauf à passer pour un hideux salaud.

C'est dans ce contexte psychologique culpabilisant largement masochiste que François Hollande a révélé benoîtement au procès du Bataclan, ce qui n'était du reste qu'un secret de Polichinelle, à savoir qu'on savait que se dissimulaient parmi les migrants qui arrivaient en masse avant le 13 novembre 2015 des terroristes islamiques. Mais on se doit surtout de comprendre que dans la France pathologiquement culpabilisée, la préférence pour l'Autre, ce que je nomme depuis longtemps la «dilection mortelle pour l'altérité» est encore plus sacrée que cette vie humaine des Français pourtant sanctifiée. Plus sacrée que la vie de nos enfants. Il était donc interdit de se poser la question philosophique de savoir si, au nom du principe naturel de précaution, il n'aurait pas été plus impérieux de refuser l'entrée d'un seul migrant - au demeurant sans papiers - pour protéger la vie d'un seul enfant français. Mais, d'évidence ce principe de précaution n'est légitime que pour nous protéger du maïs génétiquement modifié.

 De la même manière, il serait moralement indécent de suggérer que parmi les migrants islamiques syriens ou africains qui forcent l'entrée de la Pologne, mais aussi de l'Italie ou de l'Angleterre, d'aucuns sont envoyés pour semer la mort et le chaos.

Nous sommes en guerre. Des ennemis intérieurs assistés de collaborateurs d'extrême gauche idiotement utiles la préparent.

Ainsi, le meurtrier condamné à la perpétuité de la pauvre Mireille Knoll, sacrifiée parce que juive, dont j'ai eu l'honneur de défendre la famille, avait la carte de l'Algérie tatouée sur le torse, mais parlait de la France comme d'«un putain de pays» qui décerne des médailles aux tueurs d'Arabes. C'était aussi un admirateur de Coulibaly, le massacreur de l'Hypercasher.

Voilà pourquoi je ne cesse de vouloir expliquer que l'antisémitisme islamique d'aujourd'hui en France est un cocktail détonant de judéophobie culturelle et de racisme anti-français au carré. Le juif n'étant plus vu comme un métèque apatride, ainsi que le regardait l'extrême droite d'hier, mais comme un français blanc au carré.

Nous sommes en guerre. Comme le disait ce triste vendredi 13 le si courageux Boualem Sansal à Alexandre Devecchio : «Le scénario le plus probable est la guerre civile, avec à terme la libanisation du pays ou son algérianisation».

Nous sommes en guerre, mais, comme disait l'auteur du Livre de ma mère, il ne faut pas le dire aux petits enfants.

Et pourtant, il faudra bien la faire. Pour la gloire de nos pères.

SOURCE 

vendredi 12 novembre 2021

L'état infirme

 

 


Des pompiers, des policiers, des infirmiers agressés… En France, le mal s’est banalisé ces dernières années


Le Mal a pris la main. J’ai conscience du caractère désespérant de cette affirmation, mais elle n’implique pas dans mon esprit que la défaite soit pour toujours et qu’un redressement soit impossible.

Il n’empêche que jour après jour, et depuis des années, avec l’aggravation terrible du quinquennat d’Emmanuel Macron sur le plan largement régalien pour des raisons que j’ai été conduit à trop développer malheureusement, quelque chose de fondamental s’est produit dans notre société. Il me semble que sans forcer le trait nous sommes passés, dans beaucoup de registres, d’un monde où le Bien n’était pas respecté à celui de la domination du Mal. Le rapport de force a changé de camp. Avec, de surcroît, une certaine illisibilité dans la hiérarchie des responsabilités et des sanctions.

Je continue à mettre l’accent, pour le début de cette dramatique évolution, sur le moment où dans certaines cités, le corps des sapeurs-pompiers, unanimement admiré, et les médecins appelés souvent en urgence, ont été attaqués, molestés, sans possibilité d’accomplir leur mission de sauvegarde. Tout a commencé là : quand même l’humanité la plus exemplaire a été bafouée seulement parce qu’elle était une émanation officielle, l’expression d’un État dont ces enclaves devenues de plus en plus étrangères et maîtresses des lieux ne voulaient plus.

Alors il serait fastidieux de dérouler la chronique d’une France de plus en plus mal en point et face à laquelle les indignations politiques, les tweets et les déplacements n’apportaient pas l’ombre d’une solution. Par impuissance sûrement. Tous ces citoyens qui n’en pouvaient plus de subir et d’endurer faisaient partie de ce peuple qui dans notre pays a très mauvaise presse. Il est tellement plus gratifiant de s’occuper des problèmes sérieux, les banques, les bénéfices, le CAC 40, la France en 2050, l’écologie sophistiquée, plutôt que de s’attacher à la détresse des Français, quelles que soient leurs conditions d’existence. Les délits et les crimes, c’est inéluctable… la tolérance zéro est impossible… et ils nous fatiguent, tous ces indignés, alors que l’insécurité et la violence n’existent pas puisqu’elles résultent seulement d’un “sentiment”…

Une autre fracture fondamentale s’est produite qui a radicalement changé la donne. Par exemple, les policiers ne nous ont plus protégés, il a fallu les protéger. Ils n’étaient plus respectés par principe, mais présumés coupables et l’usage de la force légitime par les forces de l’ordre a été mis sur le même plan – notamment lors du comble des gilets jaunes dont le meilleur de leur cause a été sacrifié – que les rares et scandaleuses violences illégitimes de fonctionnaires d’ailleurs de plus en plus poursuivis et condamnés.

On a constaté, sans attirer suffisamment l’attention sur le phénomène, que le Mal ne s’est plus contenté d’attendre, de se dissimuler, de résister, de fuir et d’adopter une attitude singulière ou collective qui révélait encore une sorte de déférence perverse pour la police mais qu’au contraire il a pris la main. On a tendu des embuscades, des guet-apens à la police, on lui a tiré dessus avec des mortiers, on a attaqué et brûlé ses véhicules, on n’a plus eu le moindre scrupule pour la blesser, la tuer, elle est devenue l’ennemie contre laquelle tout était permis puisque d’une part avec cet État infirme on pouvait tout se permettre, et que d’autre part le charme sombre de la voyoucratie et de l’immigration forcément innocente a supplanté, médiatiquement, tout ce que la réalité enseignait et qui crevait les yeux. Mais certains ne voulaient pas voir.

Cette transformation d’un État qu’on a craint dans la multitude de ses incarnations officielles, malgré les envies de déstabilisation ou de révolte, en une société qui a pris sa relève pour le pire, a été dévastatrice. Ce qui retenait a craqué. Ce qui dissuadait s’est effacé. La démocratie est apparue comme un concept de plus en plus creux, l’autorité telle une forme vide, les politiques comme au mieux des bonnes volontés dépassées, parce que les premières ont été vidées de sens et que les seconds se sont enlisés dans un parler tiède et une approche prudemment atténuée de la réalité et de son extrémisme incontestable. D’où la poussée considérable d’une droite extrême qui se situe au moins à 30% de l’électorat avec une très forte majorité approuvant les thèmes zemmouriens, jusqu’à l’éventualité du Grand Remplacement.

Sur le plan régalien, on a muté : l’armement de l’adversaire est devenu, dans tous les sens du terme, supérieur au nôtre dont on peut d’ailleurs se demander en mille circonstances s’il a le droit d’être utilisé. Parfois j’incline à penser que notre monde, notre France (elle a son identité et je ne crache pas sur la conception contraire d’une France diluée dans l’universel au point de se perdre de vue, mais ce n’est pas la mienne) n’ont que l’envie de se coucher pour qu’on les achève.

Pour finir, je voudrais répondre à un argument trop souvent répété mais guère convaincant aujourd’hui à mon sens.

Face aux tragédies, aux massacres, aux crimes, aux délits, à la démonstration que le Mal a pris la main (par exemple ce policier hors service poursuivi et gravement frappé par quatre voyous dans le train parce qu’ils l’avaient identifié et qu’ils affirmaient connaître son adresse : trois ont été mis en examen et incarcérés pour tentative de meurtre), l’argumentation de certains bons apôtres est de s’attacher au singulier pour refuser la leçon du nombre, de nuancer, d’affaiblir, de relativiser : ce n’est qu’un épisode de violence parmi d’autres, ce n’est jamais qu’un fonctionnaire de plus de molesté…

Pourtant il n’est plus pertinent ni honnête de raisonner de la sorte. Quand les transgressions, de la plus infime à la plus mortifère, se déroulent quotidiennement et toujours selon le même processus, on n’est plus face à des péripéties singulières mais à un climat délétère global, à un récit national, à une France qui n’est pas offensée ici ou là mais qui perd son sang, son identité partout où, victime expiatoire, elle succombe aux coups d’une malfaisance heureuse de son impunité, persuadée de l’avoir emporté pour toujours. Le Mal a pris la main. J’espère que sa seule faiblesse est de croire que ses adversaires politiques sont à perpétuité hors d’état de lui nuire.

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jeudi 4 novembre 2021

Se dire "républicain"

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L’immigration ou la République, faut-il choisir?

Les vagues migratoires induisent l'archipellisation du pays et menacent la République française telle que nous la connaissons

L’immigration ou la République, faut-il choisir?
Calais, octobre 2021 © Christophe Ena/AP/SIPA Numéro de reportage : AP22616621_000007

L’incohérence n’est pas le moindre défaut de ceux qui se flattent de rejeter « tous les extrêmes » au nom des « valeurs républicaines ». Depuis des décennies, ils n’ont de cesse d’ouvrir toutes grandes les portes de la France et de la citoyenneté à ceux qui forment la plus grande menace contre ces valeurs, et contre la République elle-même. Peu leur importe que la France et la République s’effondrent, pourvu qu’ils puissent continuer à s’enorgueillir de leurs postures morales !


Nous ne choisissons pas notre immigration

En réalité, il ne faut pas parler de l’immigration, mais des immigrations. Accueillir sur notre sol des disciples de Confucius n’est pas la même chose qu’accueillir des disciples d’Al Qaradawi. Hélas, les flux migratoires actuels se composent nettement plus des seconds que des premiers – gardons néanmoins à l’esprit que certaines immigrations ne posent aucun problème.

Ensuite, la République ici évoquée n’est pas juste un régime politique, sans grand intérêt dès qu’on lui adjoint des adjectifs comme « islamique » ou « populaire », mais la République française, ce qui est radicalement différent. Enfin, le sujet n’est pas ici d’analyser la manière dont certains ne parlent de la République que pour ne surtout pas parler de la France, mais de souligner le fait qu’ils trahissent sans cesse dans leurs actes ce qu’ils prétendent défendre dans leurs paroles.

Car enfin ! Comment peut-on sérieusement se dire « républicain » lorsque pendant des décennies on a encouragé activement l’importation massive d’antisémites, de fanatiques religieux et de misogynes via une immigration débridée ? Bien évidemment, tous les nouveaux venus ne sont pas antisémites, ni fanatiques, ni misogynes, même lorsque leurs cultures d’origine le sont. Mais on sait que dans leur majorité ceux qui arrivent en France depuis une quarantaine d’années perpétuent les travers de cultures dans lesquelles l’antisémitisme, par exemple, est totalement banalisé, voire valorisé – Georges Bensoussan a payé au prix fort le droit pour nous tous de le dire. Et on peut faire le même constat, pour les mêmes raisons, au sujet du refus de reconnaître l’égalité des droits civiques entre femmes et hommes, ou du rapport entre la religion et la politique, avec la liberté de conscience et la liberté d’expression, le droit à l’apostasie, le droit au blasphème.

Ainsi, pour ne parler que des cinq dernières années, sur les deux millions d’immigrés arrivés en France, combien d’antisémites ? Combien de personnes imprégnées de cultures tribales, qui n’accepteront jamais l’esprit de la laïcité, et l’idéal d’émancipation citoyenne des individus ? Combien qui n’accepteront jamais que les femmes puissent avoir les mêmes libertés que les hommes ? Combien, en somme, qui rejetteront toujours les plus élémentaires des principes qui fondent la République française, et qui enseigneront à leurs enfants à les rejeter – alors même qu’ils auront la citoyenneté française et, par le droit de vote découlant du droit du sol, exprimeront tôt ou tard dans les urnes ce rejet déterminé ?

Républicains de carnaval

Non, on ne peut pas se dire « républicain » lorsqu’on se réclame de la République pour favoriser l’arrivée sur notre sol année après année de dizaines de milliers d’ennemis acharnés de tout ce qui fait l’idéal républicain. On ne peut pas se dire « républicain » lorsqu’on est prêt à sacrifier les citoyens de la République – de toutes origines – au nom d’un fantasme d’accueil quasi-inconditionnel et d’un humanitarisme hors-sol. On ne peut pas se dire « républicain » quand on étouffe d’impôts directs et indirects les citoyens modestes pour offrir des fortunes à un lumpenprolétariat importé, et à des nébuleuses d’associations seulement soucieuses de défendre des communautés particulières au détriment de la communauté nationale – pourtant seule communauté reconnue par la République.

On ne peut pas se dire « républicain » quand on laisse sans réagir le gouvernement, alors que l’immigration a déjà un coût considérable pour les finances publiques, faire entrer en quelques années deux millions d’immigrés dans un pays qui manque de logements, d’écoles, de lits d’hôpitaux, dont les infrastructures de transports se détériorent, et où les services publics désertent des portions croissantes du territoire. On ne peut pas se dire « républicain » quand on fragilise l’Aide sociale à l’enfance, déjà en difficulté, par une politique volontairement laxiste bénéficiant aux soi-disant « mineurs non accompagnés » et en encourageant de plus en plus à venir en France. On ne peut pas se dire « républicain » quand on considère que la République aurait plus de devoirs envers les étrangers qu’envers ses propres citoyens – citoyens de toutes origines, redisons-le.

L’idéologie diversitaire a fracassé l’assimilation à la française

Ce n’est pas tout. Sans un minimum de cohésion culturelle, comment les citoyens pourraient-ils faire corps pour résister à toutes les forces qui veulent les priver de leur souveraineté commune, socle de la République ? On ne peut pas se dire « républicain » quand on a renoncé à exiger l’assimilation et consacré quarante ans à exalter la « diversité » et les « différences qui nous enrichissent », faisant le lit du multiculturalisme et de l’archipellisation, fragmentant les classes populaires pour les rendre incapables de s’unir contre la spéculation prédatrice, le dumping social, l’uberisation. On ne peut pas se dire « républicain » quand on crache sur la première des règles du droit international, en utilisant la mécanique folle de migrations débridées couplées au droit du sol pour priver le peuple français du droit de disposer de lui-même, remettant en cause à terme la légitimité même de la démocratie. On ne peut pas se dire « républicain » quand on encourage le fétichisme de la lettre des lois au détriment de leur esprit pour livrer les citoyens, surtout les plus fragiles, à des bandes de pillards ultra-violents – sans oublier que ces bandes sont, le plus souvent, d’origine étrangère et, surtout, résolument étrangères dans leurs mœurs et leurs codes culturels : toutes les émeutes urbaines en témoignent.

Faut-il continuer ? On ne peut pas se dire « républicain » quand au nom de la « mixité sociale » et de « l’égalité » on a œuvré pendant des décennies au sabotage de l’école républicaine, qui était l’école de l’excellence et du mérite, l’école de l’ascenseur social, l’école où même les enfants d’illétrés pouvaient apprendre à aimer Victor Hugo, et qu’on l’a remplacée par le nivellement par le bas, la dévalorisation des diplômes et la perte de l’autorité des maîtres. On ne peut pas se dire « républicain » quand, au nom du « droit à la différence », d’une repentance perpétuelle et d’un cynisme ricanant, on refuse d’enseigner aux futurs citoyens français ce qui fit la grandeur de la France, et qu’on les prive du droit de se sentir fiers de leur citoyenneté – alors même qu’on encourage tous les sentiments d’appartenance à des cultures qui, contrairement à la nôtre, n’ont jamais donné naissance à l’idéal républicain.

Résumons simplement : on ne peut pas se dire « républicain » quand, pour se donner bonne conscience, on est prêt à sacrifier l’avenir de la République et de ses citoyens en les livrant au chaos migratoire. On ne peut pas se dire « républicain » quand, pour le plaisir égoïste de s’attribuer à soi-même le titre de « républicain », on choisit de laisser entrer massivement des populations qui n’ont aucune intention de s’assimiler, et resteront profondément attachées à des manières d’être et de vivre incompatibles avec la civilisation occidentale et la culture française, mais aussi avec l’idéal républicain.

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mardi 14 septembre 2021

France, hôpital du monde

Soins aux clandestins: une “anomalie” à 1.5 milliard d’euros 

Une tribune libre de Nicolas Bay (RN), député français au parlement européen


L’OMS proclame un droit universel à la santé. Si le bien-fondé d’un tel principe ne peut être nié, il n’est écrit nulle part que ce droit universel devrait impérativement s’exercer en France. Et encore moins au détriment des Français. C’est pourtant le cas. Les présidents changent, le nombre de lits hospitaliers diminue, le coût des mutuelles complémentaires explose, mais n’importe quel clandestin se voit rapidement offrir un panel de soins comme il n’en existe dans aucun autre pays dans le monde. Entrez, c’est français, c’est gratuit !

L’AME, un gouffre financier pour les Français

Un rapport récent de l’Assemblée nationale [1] témoigne d’une hausse vertigineuse en vingt ans du nombre d’immigrés en situation irrégulière bénéficiant de l’Aide Médicale d’État (AME) dite de “droit commun” : 180 000 en 2003, 334 000 en 2019, et déjà 369 000 sur les neuf premiers mois de l’année 2020. 

À ce nombre, on doit ajouter en 2019 au titre des AME dites d’urgence ou humanitaire environ 15 000 personnes. Ce dernier chiffre est une estimation, aucun service de l’État ne se montre capable de fournir une statistique fiable. Pour autant, ce chiffre de 15 000 bénéficiaires d’une aide dite d’urgence (souvent concernant des femmes enceintes) indique bien que les centaines de milliers d’autres clandestins ne sont pas soignés dans le cadre d’une “urgence”.

À tous ces montants, il convient encore d’ajouter de 30 000 à 52 000 clandestins (personne ne sait combien exactement !) bénéficiant d’autres dispositifs de santé, alors qu’ils devraient réglementairement être rattachés à l’AME. Au total, c’est sans doute un demi-million de clandestins qui profitent d’un ensemble de onze (!) dispositifs d’accès aux soins gratuits.

Le coût pour 2019 de ce droit à la santé est estimé par les rapporteurs à 1,5 milliard d’euros. Encore précisent-ils que ce montant est certainement sous-évalué. Il faut donc le considérer comme un minimum. D’ailleurs, l’administration est incapable de chiffrer le coût de cinq des dispositifs. Quelques millions ? Des dizaines de millions ? Plus de cent millions ?

Ce 1,5 milliard certifié qui permet de payer des dialyses à des clandestins provenant parfois de pays dits “sûrs” par l’OFPRA comme l’Albanie ou le Sénégal, représente plus que le coût global annuel des quatre hôpitaux de Marseille et de leurs 14 000 employés. Il est équivalent à 4,8% du fameux “trou de la sécu” dans sa branche maladie pour 2020. C’est encore la dépense annuelle moyenne d’une couverture de mutuelle santé pour près de deux millions de Français !

L’hôpital du monde

Cette prodigalité française, qui allie dépenses colossales et contrôles incertains, voire dans certains cas une absence totale de contrôles, est, redisons-le, une exception en Europe. Une “anomalie”, selon le rapport ; un scandale pour tout esprit libre et sensé. Nulle part ailleurs il est offert à des clandestins un “panier de soins” équivalent. C’est en France qu’un Pakistanais peut se faire recoller les oreilles aux frais des citoyens, pas en Italie. C’est à Paris qu’un Albanais peut se faire poser un anneau gastrique, pas à Berlin. Le “sans dents” français décrit par François Hollande n’y aura pas droit. Aucune officine, aucune filière, pour le prendre en main. 

Mais il y a plus grave. C’est aussi chez nous qu’un clandestin peut passer devant un autochtone pour bénéficier d’une greffe. Impossible ? C’est au contraire habituel, selon le rapport de l’Assemblée. On peut lire à la page 58 : “les étrangers qui viennent pour être greffés (du Maghreb ou des pays de l’Est) peuvent peser sur le dispositif français et retarder les greffes pour les résidents”. 

Sachant que ces greffes sont souvent une question de vie ou de mort, existe-t-il un seul autre pays au monde qui, par aveuglement ou lâcheté politique, condamne à mort, du fait d’un “retard” un des siens pour soigner un étranger ? 

Plus sages que nous, l’Allemagne, la Belgique, l’Italie et même la Suède, ne prennent en charge “que” les soins urgents, les femmes enceintes, les mineurs et la prévention des infections. Et c’est déjà beaucoup.

Rien ne contraint la France à être l’hôpital du monde. Ni Bruxelles ni l’OMS ne l’exigent. C’est donc à cette prétention d’être plus “universelle” que les autres, infection idéologique de gauche, que notre pays doit cette situation. 

Faute de réaction rapide, la situation va s’aggraver. La réforme proposée par le rapport va dans le bon sens (suppression de la protection pour les clandestins venant de pays dits “sûrs”, restriction sur les délais, etc.) mais reste très insuffisante au regard des enjeux à venir. C’est encore l’Assemblée qui nous prévient : “plusieurs éléments suggèrent qu’à court et moyen terme, les dépenses de soins en faveur des étrangers en situation irrégulière devraient sensiblement s’accroître”. Le nombre de “soignés” croît mécaniquement avec la hausse du nombre de clandestins. Selon l’inspection générale des finances et l’inspection générale des affaires sociales : « l’hypothèse d’une migration pour soins, […] n’est clairement pas un phénomène marginal (plus d’un quart des étrangers en situation irrégulière citeraient les soins parmi les raisons de leur migration) » !

Les Français ignorent tout ou presque de ce sujet. Aucun n’a lu le rapport de l’Assemblée. Aucune émission spéciale sur ce sujet n’a été diffusée dans aucun grand média. Et pour cause, la vérité, c’est-à-dire le récit de la réalité, vaudrait révolte. Il faut donc la taire. Exagération ? Non. Par deux fois, en 2019 et encore le 2 novembre 2020, Olivier Véran s’est opposé à un amendement parlementaire demandant un rapport sur le coût des soins des clandestins.

Dans ces conditions, qu’espérer encore de ce pouvoir ? Rien, évidemment. Que faire ? Lui dresser l’an prochain une ordonnance et une sévère.

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lundi 13 septembre 2021

Quel pays demain pour nos enfants ?

Immigration : les mêmes causes produisent les mêmes effets

« La lecture du journal est la prière du matin de l’homme moderne » disait Hegel. Notre collaborateur David L’Épée, médiavore boulimique, priant peu mais lisant beaucoup et archivant tout ce qui lui tombe sous les yeux, effeuille pour nous la presse de ces dernières semaines.

Parmi les actualités qui auront marqué cet été 2021, on se souviendra de l’affaire Mila, à la fois si emblématique et si banale d’une France où certaines communautés, loin de s’assimiler à la population qui les ont accueillies, réclament d’elle qu’elle s’assimile à leurs mœurs et à leur vision du monde. Alors que les féministes et la gauche en général se sont fait très discrets pour ne pas risquer de « stigmatiser » l’islam, les rares femmes engagées à avoir pris sans ambiguïté la défense de Mila se sont avérées être elles-mêmes issues de la communauté musulmane. C’est en connaissance de cause, bien placées pour savoir quels risques pouvaient encourir les femmes en cas de « grand remplacement », qu’elles ont pris la parole.


Interviewée dans Le Figaro du 3 juin, Zineb El Rhazoui prend sans ambages la défense de la jeune fille : « Mila est libre d’être vulgaire, mais ses détracteurs, eux, prétendent que leur vulgarité est au service du sacré, et c’est cela qui est absurde. » Elle pointe le silence de ceux (et surtout de celles) qui se sont pourtant fait les chantres de la défense des femmes et des minorités sexuelles. « Les associations soi-disant féministes qui font du féminisme sélectif sous prétexte d’antiracisme finissent par accepter un féminisme au rabais pour les femmes musulmanes ou victimes du patriarcat islamique, elles tombent donc exactement dans la définition du racisme. Quant aux associations qui prétendent lutter contre l’homophobie sans jamais mentionner que l’homosexualité est condamnée dans l’ensemble des pays où l’islam fait la loi – souvent de la peine de mort – elles font elles-mêmes la démonstration de leur imposture. » On relira avec profit le très stimulant essai de Denis Bachelot, L’Islam, le sexe et nous (Buchet Chastel, 2009), qui avait anticipé il y a déjà plus de dix ans la multiplication de ces dérives consécutives à l’immigration.


Dans L’Express du 10 juin, Abnousse Shalmani s’adresse directement à l’adolescente harcelée et retirée de son école suite au déluge de menaces de mort : « Mila, le temps des rendez-vous amoureux, ce temps volé aux devoirs, à la famille, pour retrouver l’être aimé au bout de la rue, t’a été pris par des gamins qui se sont dressés en juges-la-morale, qui préfèrent des barbus qui aiment la mort à des femmes qui célèbrent la vie, des gosses qui n’en sont déjà plus, qui se limitent, se cloisonnent, s’enferment. Ils ne veulent pas apprendre, ils veulent s’imposer ; ils ne veulent pas entendre, ils veulent gueuler plus fort. Ils refusent la joie, ils préfèrent la peur ; ils pensent être justes, ils sont manipulés. Regretteront-ils les baisers sans lendemain, les mains qui se cherchent dans le noir, l’affirmation beuglante de convictions rances qui ne durent que le temps d’un battement de cils ? Regretteront-ils, plus tard, quand il n’y aura plus de légèreté, quand il sera temps de gagner sa vie, regretteront-ils ta saine vulgarité, ton aplomb, ta franchise, tes dessins, ton humour et tes cheveux roses ? Regretteront-ils d’avoir piétiné une jeune fille en fleur avec une fierté qui fait froid dans le dos ? Toi, tu préfères les frissons du printemps, parce qu’on n’est pas sérieux quand on a 17 ans et qu’on a des tilleuls verts sur la promenade. Rimbaud t’aurait tressé un poème sur mesure pour ne jamais oublier qu’il existe une adolescente qui ne craint ni les barbus, ni les corbeaux, ni la lourdeur. » Difficile, en lisant cette belle envolée, de ne pas penser à ces visuels qui circulent beaucoup sur internet ces dernières semaines et qui nous montrent l’Afghanistan avant et après la prise de pouvoir des talibans…


Et pourtant, il y a tout à craindre que les flux migratoires entrainés par l’actuelle crise afghane aboutissent en France à des effets aussi tragiques que ceux des vagues précédentes, et ce dans le même climat de déni entretenu par les médias et les autorités. D’où ce coup de gueule bien senti de Gérard Biard dans le Charlie Hebdo du 1er septembre : « Il ne fait aucun doute que tous ces théoriciens du talibanisme inclusif, qui vont à coup sûr proliférer dans les semaines et les mois qui viennent, savent reconnaître un fasciste quand ils en croisent un. Nombre d’entre eux se classent à gauche, ils sont même imbattables à ce petit jeu. Pas de danger qu’ils ratent un Bolsonaro ni un Viktor Orban. Mais curieusement, il suffit que ledit fasciste porte une barbe et brandisse un Coran pour que leur détecteur de fachos soit pris en défaut. Il ne faut pas confondre le fascisme à poil ras, intolérable, et le fascisme à poil long, sympa. » C’est, soit dit en passant, ce sur quoi nous alertons depuis des années…


C’est aussi ce que dénonce Nicolas Lévine sur notre site le 17 août : « Sur BFM et CNews, la question n’était pas : “Comment les empêcher d’arriver ?” mais “Combien faut-il en prendre ?” Voilà, tout le monde est bien d’accord, il est acquis que nous devons, au nom du droit des petites filles à aller à l’école, accueillir beaucoup d’Afghans. Il est vrai que, pour ces commentateurs, les Français ne sont pas plus légitimes en France que n’importe qui d’autre. » Et d’anticiper les événements sinistres qui, hélas, vont nécessairement se multiplier consécutivement à ce nouvel « enrichissement culturel » : « Préparez-vous aux violons, ça va propagander sévère. Libé va nous dégoter la seule rockeuse afghane transgenre et tatouée ! Et quand dans trois mois des “réfugiés afghans” se feront sauter dans un musée, et quand dans six mois des “réfugiés afghans” violeront une adolescente dans le RER, et quand dans dix mois un “réfugié afghan” égorgera des passants dans les rues de Verdun, faudra surtout pas venir nous parler de causalité, hein. Car les civilisations, les cultures, les peuples, ça n’existe pas. » Ce qui est le plus révoltant dans toutes ces affaires, c’est peut-être justement ça, leur prévisibilité, l’évidence des liens de causalité que pourtant les autorités et les médias s’obstinent à nier. Lévine force à peine le trait car la réalité, déjà, rattrape ses prévisions : le 25 août, sur BFM TV, l’inénarrable Sandrine Rousseau déclarait sans honte : « S’il y a des Afghans potentiellement terroristes, il vaut mieux les avoir en France pour les surveiller. » Voyons les choses du bon côté : la candidate EELV n’a même pas besoin d’adversaires pour enterrer sa candidature à la présidentielle, elle s’inhume toute seule à grandes pelletées – bon débarras !


Mais revenons à Mila. Au moment du procès de quelques-uns de ceux qui l’avaient menacée en ligne, même Médiapart, pourtant toujours prompt à toutes les complaisances « islamo-gauchistes » et pas vraiment connu pour son attachement à la laïcité, est un peu gêné aux entournures. Dans son édition du 24 juin, on peut lire ceci : « Parce qu’on leur a appris à respecter la religion des autres, les prévenus n’ont vu dans ces images fleuries que des insultes aux croyants. » Il serait peut-être temps, comme le disait il y a déjà pas mal d’années le regretté Pierre Gripari, de reconnaître un devoir, sinon un droit, au blasphème… L’article donne ensuite la parole à l’avocat de Mila : « On n’a fait qu’entendre des excuses piteuses. Le mal de cette génération, c’est de se croire offensé professionnel. » Et ça, reconnaissons-le, c’est un problème de société qui dépasse de loin la question de l’islam et qui, sous nos latitudes, prend sa source bien ailleurs qu’à la Mecque…


Que faire contre ces « offensés offenseurs », ces internautes immatures se sentant moralement légitimés à harceler ceux qui les contredisent sous prétexte de victimisation inversée ? S’il y a peut-être de bonnes pistes, il y en a aussi de très mauvaises, à commencer par celle de la censure et d’un contrôle accru sur tout ce qui s’écrit en ligne. C’est là une spécialité de nos autorités : lorsqu’elles se trouvent confrontées à un problème dont elles sont elles-mêmes la cause indirecte (ici l’irresponsabilité migratoire, les concessions coupables faites au communautarisme, un certain laxisme politique), elles sont prêtes à trouver n’importe quel bouc émissaire pour éviter de se remettre en question ou de dévier de leur ligne. Et la plupart du temps, le bouc émissaire idéal, c’est la liberté d’expression. C’est ce que craint Yascha Mounk qui, dans L’Express du 17 juin, écrit qu’« il existe un réel danger que les mesures prises pour “sauvegarder la démocratie” face aux réseaux sociaux n’exacerbent les dommages qu’elle subit ». Malheureusement c’est précisément dans ce sens-là que semble vouloir appuyer la doxa pour corseter la toile : « La plupart des universitaires et des journalistes, écrit-il, s’accordent désormais à dire qu’Internet et les réseaux sociaux incitent à la haine, donnent du pouvoir aux extrémistes et mettent en danger la démocratie. Et nombreux sont ceux affirmant maintenant que la seule façon de sauver cette dernière est d’interdire la désinformation et de limiter la liberté d’expression. »


C’est justement ce sophisme que dénonce Jacob Maxime dans un article paru le 7 juillet sur le site de Polémia : « Parler des réseaux sociaux, qui ont été les vecteurs de ces menaces de mort, c’est l’occasion pour le système de demander leur contrôle. Le débat porte sur le fait de savoir comment modérer (comprenez : censurer) les réseaux sociaux. Nous pourrions résumer la pensée médiatique par : s’il y a du harcèlement sur Internet, coupons Internet. » Depuis la dérive autoritaire prise par ce gouvernement, tout est toujours prétexte à renforcer la surveillance de ce qui se dit et s’écrit, la crise sanitaire n’en étant qu’un énième exemple. « En 2016, poursuit l’article, le camion qui, sur la promenade des Anglais, a causé la mort de 86 personnes, lors d’une attaque musulmane, n’était qu’un moyen. Le problème ne venait pas du camion, comme le problème ne vient pas des réseaux sociaux pour Mila. Affaire Mila, terrorisme, délinquance, insécurité, baisse du niveau scolaire… La cause majeure de tout ceci tient en un mot : immigration. Si la presse du système n’ose pas l’écrire, c’est à nous, acteurs des médias alternatifs, de le faire. » C’est justement ce que nous nous efforçons de faire, chez Éléments, depuis de nombreuses années.


C’est la même indignation qui anime Mathieu Bock-Côté lorsqu’il écrit, dans Le Figaro du 30 juillet : « Comment comprendre un régime qui annonce vouloir lutter contre les comportements machistes et les discours haineux en se montrant toujours plus répressif contre ces derniers, mais qui, au nom de la diversité, célèbre dans le rap et plus largement la culture des banlieues une agressivité telle qu’elle n’est pas sans évoquer un désir d’appropriation des femmes à la manière d’un geste de domination et d’un exercice archaïque de la souveraineté en pays conquis ? Comment comprendre un État se voulant hostile au racisme, mais peinant à reconnaître le racisme antiblanc ? » A ce jeu-là, ce sont toujours les indigènes (les vrais, pas ceux qui se parent indument de cette étiquette) qui sortent perdants. « Les populations occidentales, explique-t-il, sont ainsi progressivement amenées à consentir à leur exil intérieur, dans un monde où elles ne seront plus que tolérées, comme si elles n’étaient désormais que le bois mort de l’humanité. » Il poursuit sa réflexion le 7 août dans les colonnes du même quotidien : « Il y a quelque chose d’étonnant à ce que la question de l’immigration massive et de ses effets ne soit pas celle qui structure l’ensemble de la vie politique, tant elle bouleverse des domaines de la vie collective en apparence aussi contrastés que la sécurité ou l’éducation. » Et de se poser cette question angoissante : « Y aura-t-il encore demain un peuple français ou sera-t-il seulement occupé désormais à négocier les termes de sa minorisation ? »


Les pays européens sont-ils donc condamnés à céder sous la submersion migratoire et à accepter de voir leurs conditions de vie devenir toujours plus précaires et toujours plus insécures sous l’effet d’un « vivre-ensemble » qui, on l’a suffisamment éprouvé, ne fonctionne pas ? Non, ce n’est pas une fatalité. Même au sein de l’Union européenne, où il est devenu très difficile de résister aux diktats de Bruxelles en matière de libre circulation, certains pays – et pas forcément ceux auxquels on s’attendait – commencent à se relever, sous la pression de leurs opinions publiques, et voient émerger de nouvelles forces politiques quand ce ne sont pas les anciennes qui, sentant le vent tourner, rectifient le tir et adoptent un discours plus responsable sur l’immigration. Un des exemples les plus encourageants est peut-être celui du Parti social-démocrate danois, auquel Le Monde Magazine du 26 juin consacre un article très intéressant. Il vaut la peine d’en citer ici quelques passages car on peut y voir le symptôme d’un changement qui pourrait s’affirmer sur le plus long terme et se produire également sous nos latitudes. La journaliste, qui s’est rendue sur place, est allée à la rencontre de plusieurs cadres du parti, notamment un certain Paw Østergaard Jensen, peintre en bâtiment et président du comité des affaires sociales de la mairie de la ville d’Albertslund. Fidèle aux combats de la gauche ouvrière, il parle « de la concurrence sur le marché du travail, des entreprises qui en profitent pour presser les salaires et accélérer les cadences » et explique qu’« il faut arrêter d’accueillir des réfugiés et des immigrés et intégrer les gens qui sont déjà là ». Même discours chez Henrik Sass Larsen, président du groupe social-démocrate au Parlement, qui considère que « si la gauche européenne va mal, c’est parce qu’elle a trop longtemps été tétanisée par “la peur d’être taxée de raciste” ou d’être accusée de “faire le jeu de l’extrême droite” ». Cette gauche « n’a voulu voir “que le bon côté du multiculturalisme” et n’a pas osé “reconnaître qu’une bonne partie des musulmans ne sont pas intégrés”. À la place, elle s’est fourvoyée dans la défense des minorités : “Quand vous dites à des ouvriers que vous allez vous battre pour qu’ils aient des toilettes transgenres, vous n’êtes plus pertinents auprès de vos électeurs de base”, martèle-t-il. » On nous présente ensuite Mette Frederiksen, dirigeante du Parti social-démocrate danois, qui « a compris que le parti ne pourra pas regagner une élection à moins de se reconnecter avec les électeurs traditionnels du parti, qui demandent une politique migratoire restrictive ».


La social-démocratie danoise semble donc être en phase de mutation. Ce n’est toutefois pas l’avis de Mattias Tesfaye, ancien maçon et fils d’un réfugié éthiopien, devenu ministre de l’immigration et de l’intégration en 2019, et auteur d’un essai sur l’histoire de la politique migratoire au Danemark selon lequel « le parti ne fait rien d’autre qu’appliquer les analyses des maires de l’ouest de Copenhague qui plaidaient déjà, dans les années 1980, contre la droite et les patrons, pour une politique migratoire restrictive ». Une sorte de Marchais nordique pourrait-on dire… Selon la journaliste, il y a pourtant eu un tournant, peut-être dicté par des enjeux électoraux : « Las de perdre les élections, les leaders du Parti social-démocrate ont commencé à prêter l’oreille à ces voix qui demandaient un changement. Quatre ans de réflexion, lancés après une énième défaite électorale en 2015, pour aboutir à un nouveau logiciel : résolument à gauche sur la défense de l’État-providence et des classes populaires, mais à droite toute sur l’immigration et l’intégration. » Résultat ? Le parti atteint maintenant la barre des 30% dans les sondages et sa popularité bat des records. Par ailleurs, enthousiasmés par le succès de ces nouveaux cadres, « à l’Assemblée, un groupe de jeunes députés sociaux-démocrates, la plupart issus des classes populaires, est prêt à leur emboîter le pas ». L’article conclut en expliquant qu’en Europe, « l’exemple danois suscite chez de nombreux sociaux-démocrates un mélange d’effroi, d’incompréhension mais aussi… d’intérêt », et de citer à titre d’exemple Arnaud Montebourg et « son récent plaidoyer pour une alliance des forces populaires qui passerait par un programme économique très interventionniste, un contrôle plus strict de l’immigration et la lutte contre l’islam politique ». Qui vivra verra…


Quoi qu’il en soit, en dépit de la limitation drastique des prérogatives populaires par les gouvernements nationaux (et plus encore par les gouvernances supra-nationales), il n’en demeure pas moins vrai que c’est encore et toujours aux peuples que revient la légitimité du choix de leur destin. Que chacun y réfléchisse et se demande sincèrement quel pays il veut transmettre à ses enfants et, dans cette perspective, quelle lui semble être la politique migratoire la plus raisonnable.

En épluchant la presse à votre place, j’espère vous avoir fait gagner du temps – que vous saurez mettre à profit en lisant de bons livres !

 

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