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jeudi 19 novembre 2020

La lettre de Laurent Obertone à Delphine Ernotte, PDG de France-Télévisions

 

 


Auteur d'Eloge de la Force, l'écrivain et journaliste Laurent Obertone interpelle la présidente de France Télévisions sur la politique éditoriale “raciste” qu'elle souhaite mettre en œuvre.  

Madame,

J’ai lu avec attention votre entretien paru dans Le Monde le 16 novembre 2020, sous le titre-citation « La diversité sera le fil rouge de mon mandat ». Tout mandataire et toute administration étant tenus de « rendre des comptes », je vous demande d’éclaircir les points suivants :

Sur quelles sources se base à votre connaissance le CSA pour estimer que 25 % de la société française est « perçue comme non blanche » ? Avez-vous vérifié ces allégations ?
Quelle est à vos yeux la représentation détaillée de cette « diversité » ? Toutes les personnes « perçues comme non blanches » sont-elles regroupées ensemble, en simple négatif de la population majoritaire ? Une affreuse armée de clones et un bataillon de colorés qui comptent double, est-ce votre définition de la « diversité » ?
Jugez-vous normal que les personnes « perçues comme noires » soient surreprésentées par rapport à leur proportion, à l’inverse des personnes « perçues comme arabes », ainsi que le rapportait le CSA en janvier 2019 ?

Jusqu’à quel degré de différenciation ethnique comptez-vous pousser vos petits calculs pour nous assurer de la plus parfaite représentativité de chacun ?

 Quid des personnes perçues comme pakistanaises, indiennes, turques, océanes, moyen-orientales ou encore vietnamiennes ou chinoises ? Quid des minorités hmongs, arméniennes, ex-yougoslaves ? Vous assurez-vous de leur juste part ? Distinguez-vous dans vos statistiques les « non Blancs » originaires d’Afrique subsaharienne des « non Blancs » originaires d’Outre-mer, des Amériques, des Caraïbes ? Les Africains de l’Est des Africains de l’Ouest ? Les Soninkés des Bantous ? Les Algériens des Marocains ? Et les Kabyles ? Les Berbères ? Jusqu’à quel degré de différenciation ethnique comptez-vous pousser vos petits calculs pour nous assurer de la plus parfaite représentativité de chacun ?

Confirmez-vous par ailleurs que vous souhaitez conditionner vos financements à un chantage à la diversité vis-à-vis des productions, à savoir apparenter votre politique éditoriale à une incitation à la discrimination raciale ? Confirmez-vous que vous comptez mener une politique de recrutement raciste, c’est-à-dire basée sur un critère ethnique et racial, en l’occurrence la couleur de peau de candidats « perçus comme non blancs » ? Confirmez-vous donc que vous entendez associer le service public et l’argent de la redevance alloué à France Télévisions (2,5 milliards d’euros au total*) à cette politique raciste ?

Peut-être préférez-vous la diversité de l’habit à celle de l’esprit

Enfin quid de la diversité sociale, et surtout d’opinion ? Quelle représentativité des pensées ? On ne vous a pas entendu dire qu’au moins 63 % des personnes vues à la télévision devaient afficher une position « perçue comme sceptique à l’égard de l’immigration », ce qui serait pourtant pleinement représentatif de la société française (IFOP, le 16/11/2020).

Mais peut-être préférez-vous la diversité de l’habit à celle de l’esprit. Peut-être assumez-vous que votre mandat et notre argent soient consacrés à la diffusion massive d’une opinion massivement uniforme, la vôtre, qui n’est aucunement représentative de la société française ? En bon français, on appellerait ça de la propagande d’État. Bref, avant de payer ma redevance, j’attends vos éclaircissements avec impatience.

Laurent Obertone, contribuable « perçu comme blanc », et auteur tout à fait sous-représenté à France Télévisions.

P.-S.* Je rappelle en passant que nous payons votre salaire à hauteur de 322 000 euros brut par an, avec un bonus variable pouvant aller jusqu’à 78 000 euros, soit un total de 400 000 euros brut par an (Le Figaro du 31/10/2016).   

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lundi 9 novembre 2020

La lettre au président de l'écrivain Didier Van Cauwelaert




Vous ne serez pas étonné que ma première requête, en tant qu'auteur et lecteur, concerne les librairies, classées « commerces non essentiels » par vos technocrates – lesquels se considèrent sans doute, eux, de première nécessité. Les étagères de livres sont-elles vraiment plus dangereuses pour le consommateur que les rayons fromage et cosmétique ? N'est-il pas « essentiel » de sauver notre culture, sa diversité, le lien social qu'elle assure, le rempart qu'elle constitue contre l'illettrisme et la pensée unique qui font le lit des fanatismes assassins ? Si vous persistez à prohiber la vente des livres en milieu humain, êtes-vous conscient que vous condamnez à mort une grande partie des librairies françaises, sorties exsangues du premier confinement ? Or, comment pourraient survivre, sans leur soutien, les romancières et romanciers débutants, les essayistes dérangeants, et même les grandes plumes n'ayant pas la chance de représenter une valeur marchande pour les plateformes de la distribution en ligne ? Comme vous l'écrit par ailleurs Florence Kammermann, « libraire de garde » à Cannes, où elle a décidé, malgré sa qualification administrative « non essentielle », de résister à l'ordre de fermeture : « En réduisant l'accès à notre culture s'étirera une fissure : la menace de perdre notre précieuse liberté d'expression. Originaire du Liban, j'ai pu mesurer combien les intégristes s'engouffrent dans les failles qu'ils trouvent. »

Monsieur le Président, dans l'intérêt du pays et de la démocratie dont vous êtes le garant, nous vous demandons de faire marche arrière pour mieux aller de l'avant. N'attendez pas qu'il soit trop tard, sinon la « troisième vague » sera un tsunami populaire qui vous emportera. Qu'allez-vous faire face aux très nombreux libraires pris à la gorge qui ont décidé de refuser la prohibition, forts du soutien de leurs maires et des myriades d'auteurs qui, comme moi, sont prêts à aller s'enchaîner aux grilles derrière lesquelles on prétend enfermer la culture jusqu'à ce que mort s'ensuive ? Envoyer l'armée ? Emprisonner les dissidents ? Brûler les livres ?

Vous qui, au début de l'épidémie, avez donné le bon exemple en vous rendant au théâtre pour montrer que la vie culturelle doit continuer coûte que coûte, faites en sorte, à l'heure où les salles de spectacle sont frappées d'interdit, que les lieux vivants de la littérature, librairies et bibliothèques, soient à nouveau accessibles dans l'évident respect des règles sanitaires – même le plus convoité des best-sellers n'a jamais provoqué de bousculade comparable aux soldes des grands magasins.

Laissez-nous vivre, laissez respirer la France

Rouvrez donc toutes les librairies qui le souhaitent, au lieu de fermer par « souci d'équité » les rayons livres de la Fnac – quelle provocation indigne ! Renoncez à tuer les petits commerçants qui savent mieux que les autres veiller sur la santé de leurs clients, et assouplissez d'urgence ce reconfinement moyenâgeux dont vous rejetiez avec sagesse l'hypothèse funeste, quelques jours avant de nous l'imposer. La colère monte de toutes parts ; sachez l'entendre et y répondre d'urgence, au lieu d'attendre d'être obligé de la réprimer. Pour éviter que les gestes barrières n'en viennent à se résumer aux barrières mobiles des CRS, de grâce, laissez-nous vivre. Laissez respirer la France qui, par principe de précaution, est en train d'étouffer sous son masque. Arrêtez de l'asphyxier à chacune de vos apparitions télévisées, arrêtez d'insuffler, sur un ton de compassion paternaliste, la peur obligatoire et le devoir de soumission. Arrêtez de justifier l'arbitraire par des chiffres abusifs, des statistiques gonflées ou des projections carrément fantaisistes. Non, les personnes positives aux tests PCR ne doivent pas être comptabilisées comme des malades Covid, tous les médecins le répètent : ces tests ne font qu'amplifier les traces de virus, qu'il soit vivant ou pas. Non, les patients qui, par exemple, décèdent de leucémie avec un soupçon de Covid n'ont pas à être classés d'office parmi les défunts du Covid. Et d'où sortent ces « 400 000 morts » que vous nous avez promis le 28 octobre en cas de non-reconfinement ? Est-ce une resucée des 500 000 décès que prédisait à la France, lors de la « première vague », le modèle mathématique de l'Imperial College de Londres, sur la foi duquel tant de gouvernants ont condamné leurs sujets à des mois de réclusion à domicile ? L'auteur de cette prophétie, l'épidémiologiste extralucide Neil Ferguson, passera à la postérité pour avoir garanti, d'ici à juin 2020, 100 000 morts à la Suède si elle persistait dans son refus de confiner – elle en est, le 30 octobre, à 5 938. C'est déjà trop, pas besoin d'en rajouter. Depuis, le Nostradamus de la statistique a dû démissionner de ses fonctions – moins à cause de ses prédictions bidon que pour avoir violé le confinement dont il était l'inspirateur, en faisant venir chez lui sa maîtresse à plusieurs reprises. Passons. « 400 000 morts, bondit l'anesthésiste réanimateur Louis Fouché, ça ne correspond à rien, à aucune étude scientifique ! » Rien ne semble justifier ce chiffre démentiel, si ce n'est une erreur de prompteur ou la nécessité de paniquer les foules pour qu'elles acceptent de renoncer à leurs libertés.

Donnez-nous simplement la permission de nous soigner

S'exprimant au nom du collectif « Médecins et soignants pour une politique sanitaire juste, éclairée et proportionnée », le Dr Fouché renchérit : « Les Français n'ont pas besoin d'être punis, ni surveillés, ni reconfinés, ni rééduqués. » Il aurait pu dire également : « ni incriminés ». Monsieur le Président, par pitié, n'ajoutez plus à l'horreur du terrorisme islamiste la menace d'un terrorisme invisible tapi en chacun de nous. Ne nous laissez pas devenir à nos yeux les victimes résignées ni les coupables en puissance d'un Covid Akbar qui, détruisant notre organisme, jaillirait de nos postillons pour attenter à la vie d'autrui. Et, au lieu de nous faire remplir ad vitam aeternam des autorisations de déplacement dérogatoire, donnez-nous simplement la permission de nous soigner.

Car le remède existe. Le traitement mis au point par le Pr Raoult (hydroxychloroquine / azithromycine) a déjà sauvé tant de personnes – je sais de quoi je parle. Même si, se conformant à la « médecine de guerre » que vous aviez implicitement ordonnée, l'infectiologue marseillais s'est contenté de traiter tous les malades, au lieu de donner à certains un placebo pour démontrer, selon les normes administratives, l'efficacité d'un remède qui, visiblement, était flagrante. Seulement, le 27 mai 2020, votre ministre de la Santé a interdit qu'il soit employé pour soigner la Covid. À cause de ses effets secondaires en cas de pathologie cardiaque, que les médecins connaissent et savent très bien gérer depuis soixante-dix ans ? Ou bien parce que ce remède était trop ancien, trop peu coûteux et faisait de l'ombre aux laboratoires pharmaceutiques ? Peut-être convenait-il de laisser le champ libre aux milliards que promettait de rapporter l'élaboration d'un nouveau médicament américain, le remdesivir. Alors, par des études frauduleuses comme celle du Lancet – retirée après coup par le directeur de cette grande revue scientifique, avec ses plus plates excuses –, on a tenté de faire croire que l'hydroxychloroquine était dangereuse et inefficace contre le virus Covid-19.

Aujourd'hui, de vastes méta-analyses « randomisées », comme celles de l'université Yale (Pr Harvey Risch) ou de l'École de médecine de Californie, ont confirmé son efficacité au premier stade de la maladie. Quant à sa non-toxicité, elle est établie dans les conditions de dosage et de durée du protocole Raoult. C'est le remdesivir, en revanche, qui apparaît désormais dénué d'effet thérapeutique et susceptible de provoquer, notamment, de lourdes insuffisances rénales. Sauf que la France en avait déjà acheté 500 000 doses. Alors, le 14 octobre 2020, le ministère de la Santé adresse au personnel hospitalier un Mars. Il ne s'agit pas d'une prime sous forme de spécialité chocolatière, mais d'un message d'alerte rapide sanitaire : les médecins sont invités à écouler gracieusement le stock de remdesivir, c'est-à-dire à administrer un médicament inefficace et dangereux dont, précise la circulaire, « l'autorisation de mise sur le marché pour le traitement de la maladie Covid-19 sera interrompue par l'Agence nationale de sécurité du médicament à compter du 23 octobre. » C'est le motif de la plainte pour mise en danger de la vie d'autrui déposée au pénal par le Pr Raoult à l'encontre de l'ANSM, qui venait de lui refuser une autorisation temporaire d'utilisation pour l'hydroxychloroquine. En résumé : la France interdit l'usage d'un remède efficace sans toxicité, et recommande dans le même temps d'administrer le contraire en connaissance de cause.

Le droit de nous soigner autrement qu'avec du paracétamol

C'est grave, Monsieur le Président, et je suppose que la distanciation sociale a empêché que ces faits soient portés à votre connaissance, sans quoi vous en auriez informé le pays durant votre allocution. Et vous auriez apporté enfin une bonne nouvelle : le rétablissement de la liberté pour les médecins de prescrire un médicament qui, dès les premiers symptômes, permet de diminuer la charge virale, d'éviter la contagion et la dramatique saturation de nos hôpitaux. C'est-à-dire, à terme, de pouvoir s'affranchir de ce confinement à répétition, uniquement justifiable par le manque de lits en réanimation et l'épuisement des soignants. Ce confinement qui, comme vient de le marteler Gerd Müller, ministre allemand de la Coopération économique, causera bien plus de décès par suicide, faillite, effondrement psychologique et social que les contaminations virales qu'il est supposé empêcher.

Nous attendons avec espoir et impatience, Monsieur le Président, votre prochaine intervention qui ne manquera pas de nous accorder, enfin, le droit de nous soigner autrement qu'avec du paracétamol (1). Sinon, que devrons-nous conclure ? Que nous resterons enfermés jusqu'à l'été, où vous nous avez promis la divine apparition d'un vaccin miracle ? Toutes options, je suppose : le pack mercure, nano-puce et GPS intégré.

Montrez-nous que vous êtes toujours l'homme du renouveau

Lorsqu'il vous entendit décréter voilà sept mois l'ordre de confinement général, le sans-abri héros de mon roman L'Inconnue du 17 mars vous qualifia de « robot ménager » – expression que les médias se sont empressés de monter en épingle. Faites mentir mon personnage, Monsieur le Président. Prouvez que les complotistes ont tort de vous croire manœuvré par des puissances industrielles, pharmaceutiques et autres, qui feraient de vous un mixeur de diktats anxiogènes au service de leurs intérêts. Prouvez-leur qu'un président digne de ce nom est au-dessus des lobbys, comme il est censé être au-dessus des partis. Dissipez, s'il y a lieu, les vilains soupçons de conflits d'intérêts qui pèsent sur certains de vos conseillers scientifiques, depuis les révélations du Pr Perronne (2). Difficile d'y voir clair, dans ces empoignades de médecins qui se crêpent le caducée à longueur de talk-shows… Faites la lumière, Monsieur le Président. Ou faites sauter les fusibles, comme s'y emploient généralement les locataires de l'Élysée. En tout cas, dans notre intérêt comme dans le vôtre, changez radicalement de stratégie face à l'ennemi. Votre conseil scientifique ne vous a pas dit que la peur et le stress, il n'y a rien de tel pour affaiblir les défenses immunitaires qui nous protègent des agressions virales ?

Allez, Monsieur le Président, vous qu'on accuse de gouverner désormais en monarque absolu, face à un Parlement vidé par les jauges sanitaires, montrez-nous que vous êtes toujours l'homme du renouveau, du défi en marche et des solutions audacieuses, l'homme pour lequel jadis nous avons voté. Fort de vos vertus jupitériennes, employez-vous à foudroyer non pas le peuple, mais les puissances financières qui osent s'enrichir des conséquences d'une pandémie lucrative. Nous avons cru en vous, si fort. Nous ne voulons pas que vous laissiez dans l'Histoire l'image injuste que vous collent d'ores et déjà tant de Français broyés, égarés par la détresse et la révolte : celle d'un maréchal Pétain soumis à l'envahisseur Big Pharma. Inspirez-vous au contraire, pour de bon, de ce héros de la France libre dont vous avez pris la pose gaullienne, le jour où vous avez déclaré la guerre au virus. Soyez celui qui délivrera la France du joug de la peur mortifère, de l'impuissance répressive, du fatalisme assassin – bref, de la dictature sanitaire. Il est encore temps. Sinon, d'autres le feront à votre place.

Veuillez croire, Monsieur le Président de la République, à l'expression de ma considération encore vive.

* Didier van Cauwelaert est écrivain, dramaturge et réalisateur. Il a reçu le prix Goncourt en 1994 pour Un aller simple.

(1) Recommandé par notre ministère de la Santé, mais auquel Vigibase, la base de données mondiale de l'OMS concernant la sécurité des médicaments, impute 148 000 incidents en cinquante-deux ans, contre seulement 23 000 à l'hydroxychloroquine.

(2) Christian Perronne, « Y a-t-il une erreur qu'ils n'ont pas commise ? »(Albin Michel)

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lundi 2 novembre 2020

Pourquoi la France pleure


Pourquoi la France pleure



Il faut faire ce décompte macabre, les amis. Depuis 2012, l’islamisme a fait 270 morts au pays de Saint Louis, de Bonaparte, de Jaurès et de De Gaulle. Les trois Français égorgés ou poignardés à , le 29 octobre, sont donc les derniers en date parmi ces vies livrées aux balles ou aux couteaux de boucher du djihad. Combien faudra-t-il de catholiques, de professeurs, de femmes, de militaires saignés comme des moutons pour que la  abandonne le monde des Bisounours, regarde enfin la situation en face et agisse ? Combien ? 500 ? 1 000 ? Davantage ? Que peuvent faire les Français ? Les actes politiques, nécessairement politiques, ne viennent pas. Et tandis que la France frémit entre impuissance et colère, plus de 400.000 immigrés légaux ou non continuent de franchir nos frontières chaque année, parmi lesquels combien de loups comme le tueur de Nice ? Ceux qui nous gouvernent nous rediront qu’il faut plus d’Europe, plus de mondialisme, qu’il faut augmenter les doses du poison qui nous tue. Il s’en trouvera pour les croire. Alors, je pleure.

Je pleure sur chaque nom des monuments aux morts qui se dressent dans nos villages. Ils ne sont pas morts pour la paix ni pour l’Europe, comme on nous le répète tous les 11 novembre. Ils sont morts pour la France, pour que leur mère patrie conserve son indépendance et ses frontières intactes. Ils ont offert, pour cela, leurs amours, leurs foyers, leurs rêves, leur avenir. Qu’avons-nous fait de leur sacrifice ?

Je pleure sur ces frontières bâties au long des siècles par tant d’efforts d’intelligence et de guerres pour protéger les habitants des agressions extérieures et que les politiques contemporains ont jetées aux poubelles de l’Histoire, au moment où nous en avions le plus besoin, avec une légèreté criminelle. Nous en payons le prix du sang.

Je pleure sur la souveraineté française à l’abri de laquelle le pays fut grand, sur cette indépendance si précieuse livrée à une Europe destructrice, judiciaire, froide et technocratique, épaulée par des structures mondialistes coûteuses qui ne protègent rien ni personne.

Je pleure sur ces régions entières où, aujourd’hui, la France n’est plus qu’un nom honni et détesté.

Je pleure sur ces Français qui ont voulu sauver leurs économies au prix de leur culture et de leur honneur. Ils perdront tout.

Je pleure sur les victimes, sur l’officier Beltrame, le père Hamel, sur ces hommes et ces femmes que la vie attendait et dont la vie a été tranchée nette. Le hasard n’explique rien : il y a, derrière ces drames, une longue lignée de responsables.

Je pleure sur les familles endeuillées, sur des pères, des mères, des épouses, des enfants, des amis qui subissent les conséquences de politiques folles et dont le bonheur ne reviendra pas. Je regarde nos compatriotes baisser la tête sans mot dire, supporter les « incivilités » et les crimes de ceux qu’ils ont accueillis. Ils n’en peuvent plus des fleurs et des bougies.

Je pleure sur cette partie de l’Église catholique comme aveugle et sourde au désespoir de nos compatriotes ; elle a perdu sa moelle épinière, sa foi, sa mission, sa lucidité et son courage. L’Église fut, jadis, le rempart contre les Barbares ; elle leur sert, aujourd’hui, de cheval de Troie.

Je pleure sur ceux qui entreprennent, prennent des risques pour l’avenir de leur famille, sans compter leurs jours ni leurs nuits. L’État les aide moins que certaines associations ou médias occupés à saper nos bases à grand renfort de subventions.

Je pleure sur ceux qui tentent encore d’endiguer le malheur en allant au contact, quoi qu’il en coûte : les gendarmes, les militaires, les policiers, les pompiers, les professeurs ; tandis que d’autres détournent courageusement le regard.

Je pleure sur les morts à venir quand le rythme des attentats, des dégradations et des reniements s’accélérera encore dans un État en décomposition.

Mais, les amis, à travers les âges, le destin des démolisseurs reste le même : à force d’ébranler les fondations et les murs de l’édifice, ils finissent écrasés sous ses ruines. Allons, nous reconstruirons. Tout.

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